Articles avec #fac-similes et reconstitutions tag

Publié le 12 Juin 2015

Suite à une demande du Laboratoire Départemental d'Archéologie du Val-de-Marne, nous avons réalisé au printemps, un petit film sur la fabrication d'un bracelet en schiste. A ce titre, nous tenons encore à remercier Dominique et Marie pour la prise de vue, le montage et la logistique...

De tels bracelets apparaissent aux environs du 5ème millénaire, au sein de communautés d'agriculteurs-éleveurs néolithiques des cultures du Villeneuve-Saint-Germain (moitié Nord de la France) et du groupe de Blicquy (Belgique). Ces groupes ont su tirer profit des ressources minérales qui les entouraient aux marges des massifs armoricain et ardennais (régions où les schistes abondent), pour développer une véritable économie régionale de fabrication et d’exportation de bracelets en schiste.

Bracelets en schiste poli et autre mobilier lithique provenant des fouilles d'habitats néolithiques de Betton en Ille-et-Vilaine. © H. Paitier, Inrap. Image issue de la chronologie interactive disponible sur le site de L'Institut National de Recherches en Archéologie Préventive (www.inrap.fr).

Bracelets en schiste poli et autre mobilier lithique provenant des fouilles d'habitats néolithiques de Betton en Ille-et-Vilaine. © H. Paitier, Inrap. Image issue de la chronologie interactive disponible sur le site de L'Institut National de Recherches en Archéologie Préventive (www.inrap.fr).

L’extraction est réalisée sur des affleurements transformés en véritables carrières. Les carriers détachaient des plaques de schiste à l’aide de masses en pierre, de pics en bois de cerf ou autres coins et leviers en bois. Ils formaient ensuite par percussion des ébauches à partir de plaquettes de bonnes qualités. Le travail s’arrête généralement à ce stade sur le lieu d’extraction.

La suite des opérations se déroule sur des ateliers ou au sein d’habitats, généralement distants de quelques kilomètres des carrières (par exemple à Champfleur ou Arçonnais dans la Sarthe ou à Vaux-et-Borset en Belgique). Les ébauches y sont alors façonnées en palets circulaires de 10 à 20 cm de diamètre, régularisés par polissage au niveau des contours et des faces.

Régularisation par percussion des contours d'un futur bracelet.

Régularisation par percussion des contours d'un futur bracelet.

Le bracelet s’obtient ensuite en évidant la partie centrale du palet circulaire. Plusieurs techniques ont pu être observées et reproduites expérimentalement (raclage, piquetage, rainurage ou forage).

Expérimentations de forage à l'archet d'un palet en schiste.

Expérimentations de forage à l'archet d'un palet en schiste.

Traces laissées par l'outil en silex lors d'une perforation par raclage.

Traces laissées par l'outil en silex lors d'une perforation par raclage.

La phase suivante consiste à élargir et régulariser la perforation à l’aide d’outils en silex (burins) et de polissoirs en grès. C’est une phase laborieuse qui s’accompagne souvent de casse (BURNEZ-LANOTTE, L. et. Al. 2005). Enfin, l’ultime étape consiste à polir puis lustrer soigneusement le bracelet, à l’aide de grès fins ou d’une pièce de cuir mouillée ou graissée sur laquelle on ajoute un abrasif (sable fin, poudre de charbon ou cendres de prêles).

Il est fréquent pour ces périodes de retrouver ces bracelets aussi bien dans des fosses détritiques d’habitats (où ils sont généralement brisés) que dans des sépultures où un à plusieurs bracelets, souvent portés au dessus du coude, accompagnent le défunt. Au-delà des aspects techniques et esthétiques, ces bracelets semblent aussi porter de fortes valeurs sociales et symboliques.

Bracelet expérimental en roche verte.

Bracelet expérimental en roche verte.

Bibliographie simplifiée :

BURNEZ-LANOTTE, L., CASPAR, J.P. (2005). "Technologie des anneaux en schiste dans le groupe de Blicquy/Villeneuve-Saint-Germain à Vaux-et-Borset (Hesbaye, Belgique) : interférences de sous-systèmes techniques." Bulletin de la Société Préhistorique Française T.102, n°3(pp.551-596.).

FROMONT, N. (2005). Les anneaux de pierre dans le nord de la France et la Belgique au Néolithique ancien : structuration des productions et circulation des matières premières. MARCHAND, G., TRESSET, A. 2005. Unité et diversité des processus de néolithisation sur la façade Atlantique de l'Europe (6ème et 4ème millénaire BC). Table-ronde de Nantes, 26-27 avril 2002., Société Préhistorique Française. Mémoire n°36.

PRAUD, I., et. al. . (2000). Les bracelets en pierre du néolithique ancien : provenance et diffusion des matériaux sur les sites Villeneuve-Saint-Germain du bassin Parisien. DESBROSSES, R., THEVENIN, A. (dir.) Actes des 125èmes Congrès Nationaux des Sociétés Historiques et Scientifiques: pp. 491-502.

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Publié le 15 Mai 2015

A la demande de notre collègue Michel Parotin, nous avons réalisé il y a quelque temps une série de pierres à fusil afin de réhabiliter un briquet pour le moins original : le briquet-pistolet. 

Ce système d'allumage est en tout point comparable au principe de mise à feu des armes à platine de silex utilisées en Europe depuis le 16 ème siècle.  Une pièce de silex maintenue sur le chien (1) vient heurter une pièce métallique appellée batterie (2), ce qui produit une gerbe d'étincelle et embrase la poudre contenue dans le bassinet (3).

Système de mise à feu d'un fusil à poudre. Nantes, Château des Ducs de Bretagne.

Système de mise à feu d'un fusil à poudre. Nantes, Château des Ducs de Bretagne.

Pour le briquet-pistolet, le système est le même mais l'amadou remplace la poudre noire.

Briquet-pistolet : (1) chien ; (2) batterie ; (3) bassinet.

Briquet-pistolet : (1) chien ; (2) batterie ; (3) bassinet.

Le chien vient de heurter la batterie au dessus du bassinet rempli d'amadou.

Le chien vient de heurter la batterie au dessus du bassinet rempli d'amadou.

L'amadou s'embrase.

L'amadou s'embrase.

Vue rapprochée de l'amadou embrasé.

Vue rapprochée de l'amadou embrasé.

La braise issue de l'amadou permet d'obtenir une flamme à l'aide, par exemple, d'une allumette soufrée.

La braise issue de l'amadou permet d'obtenir une flamme à l'aide, par exemple, d'une allumette soufrée.

 

Tout ceci ne saurait fonctionner sans le silex des pierres à fusil...

Les premiers ateliers de fabrication de pierres à fusils apparaissent vers la fin du 16ème siècle. Cette activité se poursuivra jusque dans la première moitié du 20ème siècle où l'avènement de nouveaux matériaux comme le ferro-cerrium, mettra fin à cette activité après plusieurs siècles de pratique.

En France, les centres de production de pierres à fusils les plus connus sont ceux de la vallée du Cher, entre Loir-et-Cher et Indre, à Saint-Aignan, Selles-sur-Cher et Valençay (avec un centre important autour du village de Meusnes). Il existe cependant d'autres centres de production, notamment en Ardèche et en Charente-Maritime. Nous aurons l'occasion de revenir un peu plus tard en détail sur ces derniers.

La production de pierre à fusil était réalisée par des citoyens et des familles qui pratiquaient souvent cette activité en dehors de la saison des travaux agricoles, afin de compléter leurs revenus.

Les silex étaient taillés à l'aide d'outils en fer, des marteaux de tailles variables suivant les étapes de fabrication. Les silex étaient dégrossis avec de lourdes massettes, puis on en débitait des supports à partir desquels étaient confectionnées les pierres à fusil.  

Nucléus en silex et lames obtenues par percussion directe au marteau métallique.

Nucléus en silex et lames obtenues par percussion directe au marteau métallique.

Lames de silex, lame fracturée en segments et segment central retouché en pierre à fusil.

Lames de silex, lame fracturée en segments et segment central retouché en pierre à fusil.

Lot de pierres à fusil en silex charentais.

Lot de pierres à fusil en silex charentais.

Petit complément vidéo récupéré sur le forum Paléobox. Ce document a été tourné dans les années 1920, probablement dans la région de Brandon (dans le Suffolk, Nord-est de Londres), en Angleterre.

Et en complément du complément... un article du Bulletin de la Société Préhistorique Française de 1937 dans lequel Alfred Barnes décrit avec beaucoup de précision la fabrication des pierres à fusil dans la région de Brandon.

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Rédigé par Arkéo Fabrik

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Publié le 11 Mars 2015

Voici en image quelques bronzes de l'automne dernier. Ces deux pièces - hache à talon et poignard à lame plate et rivets massifs - ont été réalisées respectivement pour le Centre de Recherche Archéologique de la Région Mantaise (CRARM) et le Service Archéologique Départemental des Yvelines (SADY).

Ces pièces ont été et seront présentées au public dans le cadre d'expositions temporaires sur l'archéologie des Yvelines. 

Hache à talon et anneau emmanchée, ligature de cuir cru.

Hache à talon et anneau emmanchée, ligature de cuir cru.

Hache à talon et anneau emmanchée, ligature de cuir cru.

Hache à talon et anneau emmanchée, ligature de cuir cru.

Le poignard et son emmanchement sont une proposition de reconstitution d'une pièce découverte en fouille sur le site de l'âge du bronze ancien des Herbages aux Mureaux (Yvelines).

B. VAN DEN BOSSCHE, B. BLIN A. 2014. Les trois inhumations du site des Herbages aux Mureaux (Yvelines) Nouvelles données concernant les débuts de l’âge du Bronze ancien à l’ouest de Paris. Bulletin de la Société Préhistorique Française, tome 111, n°3, pp.489-508. Télécharger.

Dessin archéologique de la lame de poignard avec ses rivets, gabarit en bois et réplique en bronze.

Dessin archéologique de la lame de poignard avec ses rivets, gabarit en bois et réplique en bronze.

Lame en bronze, rivets et manche en cornouiller .

Lame en bronze, rivets et manche en cornouiller .

Poignard monté avec son manche en cornouiller.

Poignard monté avec son manche en cornouiller.

Poignard monté avec son manche en cornouiller

Poignard monté avec son manche en cornouiller

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Publié le 11 Février 2015

Les fraîches températures de ce début d'année 2015 ont comme un petit air de Paléolithique... Voici donc quelques fac-similés du Paléolithique supérieur et moyen, réalisés l'année dernière, pour le Musée de La Sabline à Lussac-les-Châteaux, le Centre d'Interprétation du Roc-aux-Sorciers à Angles-sur-l'Anglin et le futur centre du Roc-de Sers en Charente.

Thaumotrope de Laugerie-Basse (Dordogne).

Thaumotrope de Laugerie-Basse (Dordogne).

Harpon en bois de cerf du Bois Ragot à Gouex (Vienne).

Harpon en bois de cerf du Bois Ragot à Gouex (Vienne).

Propulseur magdalénien du Mas d'Azil (Ariège).

Propulseur magdalénien du Mas d'Azil (Ariège).

Pointe à cran solutréenne (type de Combe-Saunière en Dordogne).

Pointe à cran solutréenne (type de Combe-Saunière en Dordogne).

Pointe à cran solutréenne (type de Roc-de-Sers en Charente).

Pointe à cran solutréenne (type de Roc-de-Sers en Charente).

Différents types de pointes de sagaies magdaléniennes.

Différents types de pointes de sagaies magdaléniennes.

Pointes de sagaies de type Lussac-Angles, magdalénien.

Pointes de sagaies de type Lussac-Angles, magdalénien.

Poinçons et aiguilles à chas en os, magdalénien.

Poinçons et aiguilles à chas en os, magdalénien.

Corbeille de matières premières pour ateliers pédagogiques de découverte du Paléolithique

Corbeille de matières premières pour ateliers pédagogiques de découverte du Paléolithique

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Publié le 17 Novembre 2014

La hache ou l’herminette de pierre polie constituent l’outillage de base de l’agriculteur-éleveur sédentaire du Néolithique. Les matières premières aptes à être taillées, comme le silex, sont collectées, au niveau d’affleurements de surface ou en profondeur, dans les minières. Les blocs retenus pour être taillés, vont d’abord être dégrossis à l’aide d’un percuteur de pierre, puis régularisés au percuteur tendre (bois de cerf ou bois végétal dense permettant une plus grande finesse des enlèvements).

Bloc de silex tertiaire brut

Bloc de silex tertiaire brut

Dégrossissage du bloc au percuteur dur

Dégrossissage du bloc au percuteur dur

Bloc dégrossi au percuteur dur

Bloc dégrossi au percuteur dur

Ébauche de hache régularisée au bois de cervidé

Ébauche de hache régularisée au bois de cervidé

Ce travail aboutira à l’obtention d’une ébauche bifaciale de section biconvexe plus ou moins régulière. L'ébauche peut dans certains cas être régularisée davantage par percussion indirecte et par pression, notamment pour le tranchant. Plus l’ébauche sera régulière, plus le travail de polissage ultérieur de la hache sera facilité. Ainsi, on pu a clairement identifier sur certains sites de production de haches, différents niveaux de savoir–faire de tailleurs.

Régularisation des flancs de la hache par pression (compresseur en bois de cervidé)

Régularisation des flancs de la hache par pression (compresseur en bois de cervidé)

Ébauche de hache terminée, prête à être polie

Ébauche de hache terminée, prête à être polie

D’autres matières se prêtant moins bien à la taille par percussion (roches métamorphiques tenaces comme les dolérites, serpentinites, jadéitites, etc.) seront traitées différemment. L'ébauche sera mise en forme par bouchardage, opération consistant à écraser la roche par des percussions répétées avec des outils en pierre dure - les bouchardes - de tailles décroissantes au fur et à mesure de l’avancement du travail.

Bouchardage d'une ébauche en roche tenace, boucharde en silex

Bouchardage d'une ébauche en roche tenace, boucharde en silex

Bouchardage d'une ébauche en roche tenace, boucharde en silex

Bouchardage d'une ébauche en roche tenace, boucharde en silex

Indépendamment des matières et des techniques de façonnage, la phase suivante de polissage est la plus longue. Les ébauches sont polies sur de petits polissoirs mobiles ou de larges polissoirs fixes en roches grenues et dures (grès, grès quartzite, silex, etc.). On reconnaît les polissoirs aux rainures ou cuvettes plus ou moins marquées résultant de l’abrasion des deux pierres mises en contact. L’observation de traces d’usures, aussi bien sur les polissoirs que sur les haches, laisse penser que dans de nombreux cas, un dispositif ‘’mécanique’’ de type passe-partout, manié à deux individus pouvait être utilisé.

Polissage de l’ébauche sur un polissoir mobile en grès

Polissage de l’ébauche sur un polissoir mobile en grès

Polissage de l’ébauche sur un polissoir mobile en grès

Polissage de l’ébauche sur un polissoir mobile en grès

L’ultime phase de fabrication consiste à polir les derniers millimètres du tranchant pour affûter la hache. Il s’agit là d’une opération délicate qui reste une piste de recherche pour les chercheurs. Il restera enfin à emmancher la lame pour en faire un outil fonctionnel. Durant toute sa longue existence, la hache de pierre polie a connu diverses formes d’emmanchement, de l’emmanchement direct à l’utilisation de gaines en bois de cerf. Ces diverses solutions techniques ont bien sûr fortement influencé la morphologie des haches, ce qui explique une grande variété de formes pour un outil universel.

Hache en basalte, emmanchement direct

Hache en basalte, emmanchement direct

Hache en serpentinite, emmanchement indirect dans une gaine en bois de cerf

Hache en serpentinite, emmanchement indirect dans une gaine en bois de cerf

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Publié le 24 Juin 2014

Depuis plusieurs mois, nous travaillons avec l’équipe du Centre d’Interprétation du Roc-aux-Sorciers à Angles-sur-l'Anglin (86), la société Trait pour Trait, Muriel Dumaine pour le soclage et Sophie Cerceau pour les pollens 3D, au réaménagement du parcours de visite du Centre d’Interprétation.

Le Roc-aux-Sorciers, à Angles-sur-l’Anglin dans la Vienne est un site majeur de l’Art préhistorique. La découverte d’œuvres sculptées, gravées et peintes s’est échelonnée entre 1947 et 1964. Le site a été classé Monument Historique en 1955. Cette frise, sculptée sur une cinquantaine de mètres de longueur est datée du Magdalénien moyen (15.000 ans avant notre ère). Elle comprend de nombreuses représentations, dont certaines sont grandeur nature : bisons, chevaux, bouquetins, félins ainsi que quelques représentations humaines. Cette frise est intégrée au sein d’un vaste habitat préhistorique, comme en témoignent les nombreuses traces d’occupations trouvées au pied de la paroi sculptée.

Le Centre d’Interprétation a été créé en 2008 pour permettre au grand public d’accéder à ce site tout en préservant au mieux sa conservation. On y trouve une copie à l’échelle 1 de la frise, des moulages des parois et un cheminement permettant aux visiteurs de se plonger au cœur du Paléolithique supérieur, à l’époque où les Magdaléniens parcouraient la vallée de l’Anglin.

Centre d'Interprétation du Roc-aux-Sorciers, parcours de visite en 2008.
Centre d'Interprétation du Roc-aux-Sorciers, parcours de visite en 2008.
Centre d'Interprétation du Roc-aux-Sorciers, parcours de visite en 2008.
Centre d'Interprétation du Roc-aux-Sorciers, parcours de visite en 2008.

Centre d'Interprétation du Roc-aux-Sorciers, parcours de visite en 2008.

Les nouveaux aménagements réalisés en 2014 permettent aux visiteurs de s’imprégner encore davantage de cette culture magdalénienne en découvrant des aspects de la vie quotidienne des groupes humains de cette époque lointaine. Le parcours a été revu, ponctué de silhouettes d’hommes et d’animaux de l’époque, des vitrines ont été installées pour illustrer les objets caractéristiques trouvés sur le site. De nouveaux films et audiovisuels ainsi qu’une reconstitution grandeur nature d’un campement magdalénien sous abri sont à découvrir.

Pollens grossis, sculptures céramiques par Sophie Cerceaux, pour illustrer les méthodes de l'Archéologie et plus particulièrement la palynologie.

Pollens grossis, sculptures céramiques par Sophie Cerceaux, pour illustrer les méthodes de l'Archéologie et plus particulièrement la palynologie.

Vitrines sur le parcours extérieur, matières premières, outils et matières, pollens.
Vitrines sur le parcours extérieur, matières premières, outils et matières, pollens.

Vitrines sur le parcours extérieur, matières premières, outils et matières, pollens.

Vitrine tactile sur le parcours extérieur.

Vitrine tactile sur le parcours extérieur.

Outils emmanchés en silex, en accès libre sur le parcours extérieur.

Outils emmanchés en silex, en accès libre sur le parcours extérieur.

Aménagement du parcours extérieur, dessins échelle 1 de Frédéric Liéval.
Aménagement du parcours extérieur, dessins échelle 1 de Frédéric Liéval.
Aménagement du parcours extérieur, dessins échelle 1 de Frédéric Liéval.

Aménagement du parcours extérieur, dessins échelle 1 de Frédéric Liéval.

Aménagement du parcours extérieur, dessins échelle 1 de Frédéric Liéval, détails.
Aménagement du parcours extérieur, dessins échelle 1 de Frédéric Liéval, détails.
Aménagement du parcours extérieur, dessins échelle 1 de Frédéric Liéval, détails.

Aménagement du parcours extérieur, dessins échelle 1 de Frédéric Liéval, détails.

Travaux d'aménagement de l'abri reconstitué, et abri fini, un peu avant le vernissage et pendant.
Travaux d'aménagement de l'abri reconstitué, et abri fini, un peu avant le vernissage et pendant.
Travaux d'aménagement de l'abri reconstitué, et abri fini, un peu avant le vernissage et pendant.

Travaux d'aménagement de l'abri reconstitué, et abri fini, un peu avant le vernissage et pendant.

Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri.

Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri.

Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, détails.
Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, détails.
Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, détails.

Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, détails.

Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, dessin échelle 1 de Frédéric Liéval.

Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, dessin échelle 1 de Frédéric Liéval.

Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, dessin échelle 1 de Frédéric Liéval.
Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, dessin échelle 1 de Frédéric Liéval.

Reconstitution d'un campement magdalénien sous abri, dessin échelle 1 de Frédéric Liéval.

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Publié le 4 Octobre 2013

La faucille est un outil incontournable du Néolithique. Sa typologie varie en fonction des périodes et des cultures. Elle peut être constituée d’une lame unique fixée au manche, ou de plusieurs éléments tranchants en silex, insérés et collés dans une rainure du manche, formant ainsi un tranchant denticulé. La faucille est associée à la récolte des céréales : sa fonction précise consiste à couper les céréales à la base des tiges. Certaines faucilles sumériennes plus tardives (IIIème millénaire avant notre ère) étaient également fabriquées en argile cuite.

Nous avons été amenés à reproduire une faucille denticulée, lors d’une demi-journée de démonstration au public sur l'Archéosite des Pierres droites à Monteneuf dans le Morbihan. Voici un petit résumé en images….

Futur manche de la faucille en bois de saule.

Futur manche de la faucille en bois de saule.

Mise en forme du manche à l'aide d'un ''grattoir-herminette''.

Mise en forme du manche à l'aide d'un ''grattoir-herminette''.

Changement de grattoir, ligature à l'aide de cuir cru.

Changement de grattoir, ligature à l'aide de cuir cru.

Mise en forme du manche à l'aide d'un ''grattoir-herminette''.

Mise en forme du manche à l'aide d'un ''grattoir-herminette''.

Écorçage du manche à l'aide d'une lame emmanchée.

Écorçage du manche à l'aide d'une lame emmanchée.

Écorçage et mise en forme du manche à l'aide d'une lame emmanchée.

Écorçage et mise en forme du manche à l'aide d'une lame emmanchée.

Régularisation du manche à l'aide d'un poignard en silex.

Régularisation du manche à l'aide d'un poignard en silex.

Creusement de la rainure à l'aide d'un poignard en silex.

Creusement de la rainure à l'aide d'un poignard en silex.

Préparation des éléments de silex (fracturation contrôlée des lamelles pour les calibrer).

Préparation des éléments de silex (fracturation contrôlée des lamelles pour les calibrer).

Préparation des éléments de silex .

Préparation des éléments de silex .

Collage des éléments de silex : la colle est réalisée à partir de cire d'abeille, résine de pin et charbon.

Collage des éléments de silex : la colle est réalisée à partir de cire d'abeille, résine de pin et charbon.

Finitions, régularisation du collage.

Finitions, régularisation du collage.

Fauchage d'épis de blé.

Fauchage d'épis de blé.

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Publié le 1 Mai 2013

Formés à la technique en 2006 au Parc de Beynac en Dordogne, nous avons poursuivi et poursuivons encore actuellement les expérimentations autour des techniques protohistoriques de fonte et de coulée du bronze.

Le bronze est un alliage de cuivre et d’étain, que l’on obtient à partir de minerais réduits.  Pour le cuivre, on peut utiliser différents minerais (chalcopyrite, malachite ou cuprite), pour l’étain, le principal minerai utilisé est la cassitérite. La connaissance de la chaîne opératoire de réduction de minerai et de fabrication d’objets en bronze a pu être mise en évidence d’une part grâce aux vestiges archéologiques (foyers de réduction ou de bronziers, tuyères, creusets, moules, etc.) et aux nombreux travaux d’expérimentation.

Pour obtenir du bronze, le cuivre et l’étain sont fondus dans un creuset après réduction. La température de fusion du bronze se situe autour de 1000°C, et celle de coulée, idéale pour une bonne fluidité du métal, autour de 1100°C. Le bronze ainsi liquéfié peut alors être coulé dans des moules pour obtenir des lingots ou des objets.

Foyer de bronzier, en théorie et en action  (tuyère en argile et moules en pierre en phase de préchauffage avant la coulée).
Foyer de bronzier, en théorie et en action  (tuyère en argile et moules en pierre en phase de préchauffage avant la coulée).

Foyer de bronzier, en théorie et en action (tuyère en argile et moules en pierre en phase de préchauffage avant la coulée).

 Les moules peuvent être en pierre, monovalves ou bivalves, en bronze, ou en argile.

Pour ces derniers, on utilise la technique de la cire perdue.

L’objet est d’abord réalisé en cire, puis englobé dans de l’argile réfractaire, en dégageant un orifice de coulée. Le moule est ensuite séché, puis cuit (décirage), opération au cours de laquelle la cire fond et s’écoule pour libérer le négatif de l’objet. Le métal est ensuite coulé dans le moule, qu’il faut briser pour récupérer l’objet en bronze. Les pièces ainsi obtenues sont uniques mais cette technique permet la réalisation d’objets complexes.

Un exemple de fonte à la cire perdue : original à reproduire d'une applique dite en de ''tête de batelier'' du Musée de Rauranum à Rom (79).

Un exemple de fonte à la cire perdue : original à reproduire d'une applique dite en de ''tête de batelier'' du Musée de Rauranum à Rom (79).

Technique de fonte à la cire perdue : réalisation des modèles en cire d'abeille. Le cône de coulée et les canaux d'alimentation sont réalisés en cire teintée.
Technique de fonte à la cire perdue : réalisation des modèles en cire d'abeille. Le cône de coulée et les canaux d'alimentation sont réalisés en cire teintée.

Technique de fonte à la cire perdue : réalisation des modèles en cire d'abeille. Le cône de coulée et les canaux d'alimentation sont réalisés en cire teintée.

Technique de fonte à la cire perdue : enrobage des modèles en cire avec une argile fortement dégraissée au crottin tamisé.
Technique de fonte à la cire perdue : enrobage des modèles en cire avec une argile fortement dégraissée au crottin tamisé.

Technique de fonte à la cire perdue : enrobage des modèles en cire avec une argile fortement dégraissée au crottin tamisé.

Dispositif de travail pour réaliser la coulée. Au premier plan, les moules secs préchauffent avant le décirage.

Dispositif de travail pour réaliser la coulée. Au premier plan, les moules secs préchauffent avant le décirage.

Les moules décirés peuvent être coulés, ici avec du laiton.
Les moules décirés peuvent être coulés, ici avec du laiton.

Les moules décirés peuvent être coulés, ici avec du laiton.

Une fois coulé, on procède au décochage, qui consiste à briser le moule en argile pour découvrir l'objet en métal.

Une fois coulé, on procède au décochage, qui consiste à briser le moule en argile pour découvrir l'objet en métal.

Quelles que soient les techniques utilisées pour le moulage, les objets devront être soigneusement ébarbés, limés, et polis à l’aide de polissoirs en grès avant d’être achevés. Ils peuvent aussi être décorés : incisions, estampage, ciselure, etc.

Au cours de l’Âge du bronze (2300 av. J. C. à 800/750 av. J. C.) les techniques de fabrication d’objets vont se diversifier et engendrer l’apparition de nouvelles spécialisations autour de cet artisanat : le travail de la tôle de bronze avec la dinanderie (les récipients, cuirasses, casques…), l’orfèvrerie et la création de bijoux complexes, ainsi que la mise en place de vastes réseaux d’approvisionnement et de distribution.

Série de haches et ciseaux en bronze réalisée pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.

Série de haches et ciseaux en bronze réalisée pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.

Haches en bronze emmanchées : hache à talon, hache à ailerons, et hache à douille ; réalisées pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.
Haches en bronze emmanchées : hache à talon, hache à ailerons, et hache à douille ; réalisées pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.

Haches en bronze emmanchées : hache à talon, hache à ailerons, et hache à douille ; réalisées pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.

Série d'épingles en bronze réalisées pour le Musée des Tumulus de Bougon.

Série d'épingles en bronze réalisées pour le Musée des Tumulus de Bougon.

Épingle incisée et anneau réalisés pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.

Épingle incisée et anneau réalisés pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.

Ciseaux et gouge emmanchés,réalisés pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.

Ciseaux et gouge emmanchés,réalisés pour le Laboratoire d'Archéologie du Val-de-Marne.

Pour en savoir plus sur l'Âge du Bronze en Bronze en France, un webdossier auquel nous avons collaboré avec le Musée des Tumulus de Bougon et le Conseil Inter-Régional des Musées :

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Publié le 18 Mars 2013

Arkéo Fabrik participait en décembre 2012 à une session expérimentale organisée par Frédéric Abbès (Université de Lyon, Laboratoire Archéorient) à l’antenne de Jalès du laboratoire Archéorient. L’objectif de ces rencontres visait à constituer un référentiel expérimental large afin de pouvoir caractériser la variabilité des stigmates liés aux débitages réalisés à la pierre tendre.

Nucléus en silex.

Nucléus en silex.

Exemples de débitages de lames en percussion directe à la pierre tendre.
Exemples de débitages de lames en percussion directe à la pierre tendre.

Exemples de débitages de lames en percussion directe à la pierre tendre.

Exemple de débitage de lamelle en percussion directe à la pierre tendre.

Exemple de débitage de lamelle en percussion directe à la pierre tendre.

A l'issu de ces travaux, un billet a été publié sur le site Archéorient-le blog, qui retrace les grandes lignes du projets et quelques résultats. 

Également un peu de réclame pour l’exposition ‘’ La Préhistoire de A à Z ’’ mise en place par l’équipe du Musée des Tumulus de Bougon aux Archives Départementales des Deux-Sèvres. Avec des couleurs vives, des textes courts et accessibles, des vitrines (enfin) adaptées aux plus petits ainsi que de nombreux dispositifs ludiques à manipuler. Cette exposition ne manque pas de susciter l'intérêt des petits et des plus grands. Arkéo Fabrik y contribue avec le prêt de quelques reconstitutions de haches néolithiques emmanchées et d'une des reproduction des grands vases de Challignac réalisée en Juillet 2012 et dont il a déjà été question sur ce blog. A voir jusqu’au 30 juin 2013 aux Archives Départementales des Deux-Sèvres, 26-rue de la Blauderie à Niort. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 17h00. Entrée libre. 

Expés et Expo !
Expés et Expo !
Expés et Expo !

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Rédigé par Arkéo Fabrik

Publié dans #Expérimentations, #fac-similés et reconstitutions

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Publié le 12 Octobre 2012

Quelques images de réalisations en os et bois de cervidé réalisées il y a quelque temps déjà pour le Service de médiation du Laboratoire Départemental d'Archéologie du Val-de-Marne. Ces différentes réalisations permettent d’illustrer les présentations et ateliers autour des techniques et outils de chasse préhistorique ainsi que l’industrie osseuse et son évolution.

Industrie lithique et osseuse du paléolithique supérieur : spatule, harpon, bâton percé, pointes de sagaie, navette, épingles, pendeloque crochet de propulseur et feuilles de laurier.

Industrie lithique et osseuse du paléolithique supérieur : spatule, harpon, bâton percé, pointes de sagaie, navette, épingles, pendeloque crochet de propulseur et feuilles de laurier.

Pendeloque solutréenne en os.

Pendeloque solutréenne en os.

Épingle solutréenne en bois de renne.

Épingle solutréenne en bois de renne.

Bâton percé magdalénien en bois de renne.

Bâton percé magdalénien en bois de renne.

Industrie lithique et osseuse du paléolithique supérieur.
Industrie lithique et osseuse du paléolithique supérieur.

Industrie lithique et osseuse du paléolithique supérieur.

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